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Sandrine FLURY

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Sandrine Flury est née en 1974 à Besançon dans le Doubs. Elle vit et travaille actuellement à Monaco.

Après des études d’Arts Plastiques à l’EMAP de Monaco, elle poursuit un cursus à la Villa Arson à Nice, Ecole Supérieure d’Art où elle obtient un D.N.A.P. en 2003 et un D.N.S.E.P. en 2005.

Son travail conceptuel se concentre notamment sur la production industrielle ; de la recherche des erreurs occasionnelles, elle développe son œuvre de reconstitution et transformation qui élève l’objet à une dimension artistique.

La nature hasardeuse de l’objet d’origine détermine le choix du médium : wall-paper, photographie, installation, sculpture, dessin…

Pratique du désassemblage et assemblage d’objets qui ont fait l’histoire du design industriel pour leur conféré une nouvelle signification esthétique ; la manipulation de matériaux et produits hors usage et tolérance, le travail avec des matières premières typiques de la production industrielle : polystyrène, polyuréthane expansé, bakélite,… sont parmi les méthodes utilisées par l’artiste. Avec une réécriture presque manuelle des produits de masse, l’artiste fait ressortir sa vision intime et personnelle.

Le « Projet BIC » en est un exemple et un départ dans ce concept : l’artiste a envoyé une requête formelle à la célèbre marque en proposant la production de stylos à bille BIC dans une version « mordillés ». Tout cela pour mettre en évidence l’acte instinctif de penser et écrire qui a accompagné plusieurs générations.

TS 522 B.VPuis le travail avec la marque Brion Vega, et le modèle de la célèbre « Radio TS 522 », où l’artiste a contacté la famille qui avait récemment racheté la société, en leur proposant leur participation à un projet : reconstruire une radio entièrement à l’aide de pièces détachées défectueuses de 5 radios.

La Société accepte et fournit toutes les petites pièces détachées, soigneusement répertoriées. L’artiste peut commencer sa recherche et aboutit à un travail qui s’avèrera être une réussite. Elle prend une photo de chacune des pièces nécessaires à la construction d’une radio comme un plan de montage (tirage N&B en 5 exemplaires). Puis avec l’aide d’un assistant, elle commence la reconstruction de la radio jusqu’à ce qu’elle fonctionne réellement : un vrai puzzle ! Car il fallait essayer chacune des pièces importantes jusqu’à trouver celle qui correspondait avec les autres. L’objet finalisé a des défauts certes, mais la radio fonctionne avec des pièces qui étaient destinées aux rebus. Elles étaient « H.T. », ce qui signifie « Hors Tolérance ».

Puis le travail se poursuit avec les Wall-Paper et la récupération de macules d’imprimerie rebues. Une fois accrochées au mur, ces feuilles assemblées, disposées avec répétition des motifs, créent des images, des paysages où l’interprétation est libre. On peut les contempler et les interpréter comme on le fait avec une peinture.
 Baobab
Le dispositif est plus ou moins éphémère, car une fois installé pour l’exposition, à la mesure requise du mur où la démonstration est faite, il vient à être démonté entièrement, feuille par feuille puis roulé et rangé dans une boîte. Celui-ci peut être ajusté et représenté à un autre moment dans un autre lieu.

Aujourd’hui, les recherches de l’artiste se poursuivent progressivement. Les erreurs, les défauts, les rebus sont valorisés comme générateurs d’œuvres d’art.

La vie, l’histoire d’un objet, d’une image faite de péripéties, débouchent sur la création.

Comme Bertrand Lavier, un des artistes références pour le travail de Sandrine Flury, certaines pièces opèrent cette évolution radicale du ready-made de Duchamp (qui, sa fonction est d’attirer l’attention sur la composante conceptuelle de l’art).